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 Histoire de mon village

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Marie-Ange
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MessageSujet: Re: Histoire de mon village   Mar 15 Juil - 8:34

Oh misère, ne t'inquiètes pas pour si peu... qu'est-ce que je pourrais dire sur mes fautes Embarassed

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MessageSujet: Re: Histoire de mon village   Mar 15 Juil - 9:31

Charpentier Hélène a écrit:
j'aprçois queques fautes : accordée, la foulée... veuillez excuser les autres car je n'ai pas le temps de relire.
Tu sais que tu as un bouton "Éditer" en-haut de tes messages.
Cela te permet, si tu le souhaites, de modifier tout message posté par toi.

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Dernière édition par Guardian le Mar 15 Juil - 13:48, édité 2 fois
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Charpentier Hélène



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MessageSujet: Re: Histoire de mon village   Mar 15 Juil - 13:18

Ah merci. Je ne suis pas née avec internet et je me forme sur le tas. C'est gentil de me lire et j'espère ne pas être par trop envahissante. Merci aussi pour la citation de Michel Audiard que j'ai découvert en travaillant sur François Boyer. Ils s'entendaient à merveille et certaines répliques attribuées à Audiard sont en fait de Boyer . La confusion le flattait . Avec Yves Robert ils devaient une belle équipe de joyeux lurons. Ajoutons jean Aurenche, ayons une pensée pour Pierre Bost inséparable d'Aurenche- aussi différents que l'eau et le vin- et c'est tout le cinéma de papa qui revient en force. Bon je suis un peu hors sujet et je me tais.
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Guardian

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MessageSujet: Re: Histoire de mon village   Mar 15 Juil - 13:49

Ça marche tellement bien que j'ai pu éditer mon précédent message pour rectifier l'accord des verbes
Et préciser que le bouton est en haut du message et non en-dessous (habitude d'un autre forum)

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Marie-Ange
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MessageSujet: Re: Histoire de mon village   Mar 15 Juil - 13:51

Mais non, il ne faut pas te taire et biensûr que non, tu n'es pas envahissante... c'est très intéressant.
J'attends chaque fois la suite, et j'ai déjà une question quand tu arriveras à la fin : "et aujourd'hui, qu'est devenu ce village ?" Very Happy , mais chaque chose en son temps....

Je suppose que ces recherches sur l'histoire de ton village doit en même temps te faire revenir de nombreux souvenirs de ton enfance, des choses auxquelles tu ne pensais peut-être plus, que tu avais oublié ?

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Charpentier Hélène



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MessageSujet: Re: Histoire de mon village   Dim 20 Juil - 8:16

Nous en étions restés à l'arbre de la liberté planté pour le centenaire de la révolution de 1848. La gérante de la succursale des Comptoirs français demande un logement. Son mari a été tué dans un train bombardé. Restée sans ressources avec sa fille, elle a bénéficié de cet emploi. On donne un nouveau nom à la rue où demeurait un enfant du pays , devenu instituteur ,mort à Ellrich en déportation , âgé d'une trentaine d'années seulement. Cette rue porte le nom du défunt et la commune organise une cérémoni avec discours et défilé de la population dirigée par le porte- drapeau.
Les viticulteurs décident de créer une coopérative de champagnisation. La commune accorde l'autorisation de creuser la première tranchée pour l'évacuation des eaux.

En 1949, la classe enfantine ouverte en 1936 est fermée. Cette salle de classe devenue vacante permet d'organiser une soirée le 26 novembre dont le bénéfice est versé à la caisse des écoles. Une maîtresse de couture est nommée par l'Inspection académique. C'est une mère célibataire, couturière de son état et sans grandes ressources.( Vers 1954 et 55 j'apprendrai à confectionner un ourlet, une boutonnière, une bride , une reprise et les différents points de broderie. Cela me plaisait. A la maison , ma mère disposait d'une machine à coudre pour poser des pièces de moleskine ou de croisé sur les pantalons usagés de mon père et de mes frères aînés. Pour travailler dans les champs ou dans les vignes c'est ce qui convient.)
Il semblerait que la population devienne plus sobre au 14 juillet. Dans les années 25 on prévoyait un feuillette de vin. Dans les années 50 on se contente de 60 litres, soit environ la moitié pour une population qui a retrouvé ses 350 habitants.

1950 est là. La tombe des parents de la généreuse donatrice de la première guerre est toujours entretenue conformément aux volontés de la défunte. ( Elle l'est toujours en cet été 2008 où l'on revoit l'organisation du cimetière.)
Le logement de fonction du second poste d'instituteur étant devenu vacant il est loué à un particulier avec l'autorisation de l'Inspection académique ce qui rapporte 8400 F pour l'année. La somme est versée à la caisse des écoles qui de ce fait ne recevra pas la subvention à laquelle elle a droit. ( J'ai revu l'instituteur de la classe unique de cette époque qui m'a expliqué que cette subvention avait servi à réparer le toit du lavoir municipal.Il n'a jamais digéré cette décision car les 8400 F ne suffisaient pas à racheter livres , cahiers et matériel de première nécessité. Il a organisé un spectacle de Noël et fondé une coopérative scolaire pour avoir un peu d'argent et se débrouiller au mieux. En six ans de présence dans la commune il a obtenu 4 premiers du canton au fameux "certif" et j'ai édité un livre reprenant les textes et illustrations du journal scolaire de l'époque 48 à 52. Taper " Riante vallée" sur Google ou encore mon nom - Charpentier-Glavier - et vous devriez trouver la présentation de cet ouvrage. Bénéfices de la vente pour la recherche sur les maladies de la vue.)

Justement en 1951, l'assistance médicale gratuite est accordée à ce jeune aveugle hospitalisé à l'institut des jeunes aveugles de Paris. Un autre enfant né en 1950, bénéficie de cette assistance pour un autre souci de santé. 13 cartes" d'économiquement faibles" sont attribuées pour cette seule année 51. J'en ignore les conditions d'attribution et les avantages offerts.
Le conseil veille au curage des fossés et à l'élagage des arbres, accorde un délai mais menace d'une amende les négligents.

Voici 1952. Le boom des naissances de 46 et 47 impose la réouverture de la petite classe. On récompense les lauréats du certificat d'études primaires par un dictionnaire Larousse.
( J'aurai ce dictionnaire en 1958 lors de mon entrée en sixième au cours complémentaire du chef lieu de canton voisin. Nous serons 4 filles à profiter de cette aubaine. Pas de ramassage. Une vieille bicyclette suffit.) Les lauréats du "certif" de tout le canton bénéficient d'un voyage au bord de la mer, à Dieppe ou au Tréport car c'est le point le plus proche par rapport au département de la Marne. La plupart n'ont jamais vu la mer et c'est un événement. ( Ce sera mon cas en 1958 et je m'en souviens comme si c'était hier et d'autant mieux que je découvrais à Dieppe des cousins de la branche maternelle perdus de vue depuis 1931. Gardiens d'un camp de camping aux tentes multicolores et d'un refuge pour animaux au pied de la falaise, ce fut un émerveillement.)

Je donneria 1953 la semaine prochaine.
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Charpentier Hélène



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MessageSujet: Re: Histoire de mon village   Dim 20 Juil - 9:59

Petit oubli pour 1949. Le 14 juillet 1949 au soir, un enfant d'une dizaine d'années demande à ses parents la permission de quitter le bal populaire pour rentrer dormir à la maison. Il s'allonge sur son lit tout habillé ayant laissé dans sa poche des pétards et une boîte d'allumettes. Les allumettes s'enflamment .Il est réveillé dans son sommeil par le feu qui embrase ses vêtements et la literie qu'il jette par la fenêtre pour limiter les dégâts en oubliant sa souffrance. Le feu s'éteint sur le trottoir. Il sort de la maison pour aller chercher ses parents mais s'écroule sur le pas de la porte. Ses gémissements intriguent une vieille voisine qui interpelle un jeune homme rentrant du bal. Transporté d'urgence en milieu hospitalier dans un état très grave, brûlé au second et troisième degré, il subira un nombre impressionnant de greffes et rentre au village bien après la rentrée scolaire. Une tante sans enfant l'héberge pour limiter les risques d'imprudence avec ses frères et les camarades qui ne peuvent le voir qu'en étant accompagnés. Des demi-cercles sont disposés sur son lit pour empêcher tout contact des draps sur les plaies.
L'instituteur qui a déjà enseigné le braille au petit élève devenu aveugle prouve une fois de plus son amour du métier. Chaque soir il rend visite au grand brûlé et lui fait l'école en lui indiquant les leçons à apprendre et les exercices à effectuer. L'enfant ne redoublera pas et deviendra dessinateur industriel. Malgré les séquelles il aura un fils et ce fils est instituteur ou professeur, je sais pas exactement, heureux papa de jumelles depuis peu.
On peut donc s'étonner à juste titre qu'aucune subvention de droit n'ait été accordée en 1950 à la caisse des écoles sous prétexte que l'argent de la location du logement de fonction vacant suffisait aux besoins d'une classe unique, laquelle classe exigeait un travail considérable.( Je sais de quoi je parle pour avoir exercé cette fonction à mes débuts en 67-68.) J'imagine que le conseil était partagé entre deux tendances:" pas la peine de dépenser pour des enfants qui seront vignerons et dont la femme restera au foyer en donnant un coup de main pour certains travaux" selon les uns, et "on n'en connaît jamais trop pour comprendre et ne pas se laisser abuser" selon les autres. Mon père ardent défenseur de cette cause passa longtemps pour un original contestataire.
Cet épisode ne figure pas dans les délibérations. Il se peut que les parents volontairement assurés n'aient pas eu besoin de déposer une demande d'assistance médicale gratuite
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la blonde

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MessageSujet: Re: Histoire de mon village   Dim 20 Juil - 19:46

ces parents n'ont peut-être pas osés!!!!!! par honneur ou par fierté, de peur d'afficher leurs besoins!!!!
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Marie-Ange
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MessageSujet: Re: Histoire de mon village   Lun 21 Juil - 8:00

J'ai remarqué que les plus démunis sont souvent ceux qui se plaingnent le moins et demandent le moins, au contraire, certains ont de gros salaires qu'ils dépensent un peu n'importe comment, sans réfléchir, en faisant des tas de crédits pour un oui ou pour un non et finissent par demander de l'aide parce que même avec leurs revenus ils ne s'en sortent pas. Biensûr, c'est une extrême que je présente.

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Charpentier Hélène



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MessageSujet: Re: Histoire de mon village   Mar 22 Juil - 16:52

Les parents de ce garçon ne vivaient pas dans l'opulence mais étaient sans doute assurés. L'assurance sociale facultative existait déjà depuis plusieurs années. Le père était à l'origine de la coopérative de champagnisation au lendemain de la seconde guerre. Par ailleurs vers 1936 le couple avait perdu une fillette de 9 ans des suites d'une mastoïdite. Sans doute ont-ils compris dès cette époque la nécessité de s'assurer. Ils avaient déjà un garçon et ont voulu une autre fille pour remplacer la disparue. Ils ont eu 4 garçons et en avaient donc 5 au total quand cet accident est arrivé en 1949.
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Tonax

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MessageSujet: Re: Histoire de mon village   Mer 23 Juil - 0:31

Très intéressant ton sujet Hélène et très sympa ta façon de procéder.
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Charpentier Hélène



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MessageSujet: Re: Histoire de mon village   Jeu 31 Juil - 19:06

C'était la fête au vllage ce dernier dimanche et la mairie reste fermée le lundi. La fête a beaucoup changé depuis mon mon enfance.La société de musique du village voisin qui a compté jusqu'à 80 éxécutants était demandée partout et donnait des concerts de qualité aux fêtes des différents villages quand j'étais gosse. Son chef, modeste agriculteur, excellent musicien et bon pédagogue a laissé une empreinte durable mais personne n'a vraiment pris la relève . Par ailleurs les sonos tonitruantes ont remplacé les concerts de cette fanfare de qualité et les jeunes se délaçant plus facilement n'acceptent plus la contrainte des répétitions exigeant un effort régulier. Choriste depuis l'âge de 17 ans , avec quelques interruptions, je sais de quoi je parle. Au jourd'hui la fête est remplacée par une brocanteet deux ou tois manèges. J'ai repris ma lecture des délibérations au jourd'hui seulement car la mairie ouvre au public lundi et jeudi après-midi et bientôt vous aurez droit aux années 53 à 56. A bientôt.
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Marie-Ange
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MessageSujet: Re: Histoire de mon village   Ven 1 Aoû - 6:17

J'ai vu un reportage hier sur un petit cinéma dans un village. C'est une petite association de passionnés qui le fait vivre e toffre donc un peu de divertissement dans cette commune où il n'y a pas grand chose. Ton message m'y fait penser... difficile aujourd'hui de faire durer les fêtes de village à l'ancienne, pourtant si sympathiques, mais elles demandent bien plus de temps de préparation que de faire appel à un groupe moderne pour animer, et aux manèges qui rapportent des sous. Les fêtes d'autrefois demandent un engagement et nombreux sont ceux qui ne veulent plus s'engager... d'ailleurs parfois, quand on voit la réaction des gens, cela ne donne pas tellement envi de se donner autant.

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Charpentier Hélène



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MessageSujet: Histoire de mon village au vingtième siècle( Suite)   Ven 1 Aoû - 14:00

Nous voici en 1953. Les privations de la seconde guerre et les années de vaches maigres semblent s'éloigner mais la commune ne dépense pas sans compter pour autant. Ainsi on souscrit à quelques abonnements pour la mairie et on accorde quelques subventions. La fanfare dont j'ai parlé hier et les Pays Bas inondés vont en bénéficier. La cathédrale de Reims va s'enrichir de vitraux représentant les travaux de la vigne et du vin avec les noms des villages acceptant de contribuer à ce projet. Mon village donne 2000 F. Ces vitraux sont toujours visibles dans la cathédrale.On renonce aux revenus consistant à louer les patis communaux aux chasseurs dont "les divergences de vue sont inconciliables." On entreprend quelques travaux de maçonnerie et de peinture à l'école et l'on vend des gâteaux au 14 juillet au bénéfice de la caisse des écoles. Enfin la route touristique du champagne est inaugurée en grande pompe par le ministre Jacques Chastellain. En l'honneur de son passage on décore la rue principale de tonneaux fleuris
Le conseil proteste vigoureusement contre une proposition de la direction départementale de la navigation portant à 7, 80 m la largeur du chemin du hallage sur la berge de la Marne qui obligeraient les riverains à réduire les surfaces cultivables et demande le maintien de la réglementation existante.

Voici 1954. On achète un chariot mortuaire pour la somme de 20 000 F et des tenues de pompiers pour 212 910 F. Les tenues ont disparu pendant la seconde guerre et on espère recevoir des dommages de guerre qui ne seront attribués et versés que l'année suivante. Il faudra argumenter pour les obtenir car le ministère de l'Intérieur rappelle qu'il appartient aux communes de payer pendant 30 ans les tenues des pompiers, de rétribuer leurs interventions, payer et entretenir le matériel ainsi que le local où il est entreposé, assumer les frais de registres et de bureau et prévoir la réparation des préjudices corporels éventuels lors des interventions. Circulaire du 23 août 1954 , article 4. Certes ,mais il s'agit de tenues volées pendant la guerre. La commune tient bon et gagne. Il faut réparer l'oeil de boeuf de la mairie et acheter une pendule pour l'école. On accorde un subvention de 4000 F à la bibliothèque centrale de prêt, somme prélevée sur la caisse des écoles. On refuse d'adhérer à la Caisse départementale d'aide à la construction de logements sociaux ( est- ce en relation avec l'appel de l'abbé Pierre de l'hiver 54 ? ) car on envisage l'extension et la modernisation de l'adduction d'eau dont tout le monde ne profite pas encore. C'est le cas chez mes parents disposant d'une pompe dans la minuscule laverie attenante à la cuisine.( Nous aurons un robinet et des WC et une salle de bain en 1964. ) On ne verse rien non plus au Monument pour la paix. Le 14 juillet se limite désormais à 45 ltres de vin mais on ajoute 30 bouteilles de limonade. Les lauréats du certificat d'études primaires reçoivent un dictionnaire et vont découvrir la mer à Dieppe. L'école de garçons et l'école de filles sont remplacées par une école de" grands "mixte et une école de "petits" mixte également.
Deux jeunes gens construisent un char pour la fête de la terre et recoivent une somme à cet effet. La Marne a inondé 4 hectares de blé et 2 ha de prairies artificielles. Le jardin de l'instituteur est loué au gérant du Comptoir français, l'épicerie centrale du village.
La maîtresse de couture est nommée secrétaire de mairie. Mère célibataire vivant de peu ,elle assurait déjà le secrétarait de la pesée des nourissons. Elle vivra ainsi plus confortablement. Son petit fils est mon camarade de classe.
On refuse toujours la création de centres musicaux ruraux car les travaux d'adduction et de voirie vont coûter cher. L'enseignement du solfège pour les enfants qui voudraient aller à la fanfare tant renommée sera assuré par des musiciens bénévoles disponibles. Mes deux frères aînés enseignent donc le solfège à mes camarades de classe. Je n'y ai pas droit. Pas de femme à la fanfare. Je suis frustrée. J'aime la musique et j'aime chanter. Je ne comprends pas cette injustice. Je jure de me venger. C'est fait. Ces deux galopins ont tout arrêté dès l'âge de 12 ans , au moment même où je commençais à découvrir le solfège au Cours complémentaire du chef lieu de canton et je continue. ET TOC !
Un village voisin , celui de la fanfare justement, a prêté des tables d'école en 1940. On les garde et on les paie sans discuter.

1956 est là. L'hiver a été TRES rude. La Marne a gelé.
L'institutrice , restée célibataire et ayant exercé de 1902 à 1927 vient de mourir et lègue 20 000 F à la commune. Une plaque sera déposée sur sa tombe le dimanche des Rameaux. L'un de frères aînés part faire son service militaire en Algérie. Selon les directives gouvernementales il n'y aura pas de défilé ni de banquet au 14 juillet. On se contentera d'un vin d'honneur, de la remise des prix habituelle, d'un discours et d'un chant devant le monument aux morts. Les enfants ont droit à un goûter. Un mandat de 1000 F est envoyé à chaque appelé du village parti en Algérie. J'ai peur. Mon fère porte le prénom et le nom de mon oncle parternel disparu en 1915. En plus le jour de la disparition, un 2 février, c'est le jour de naissance de mon grand frère. Ce nom là est inscrit sur le Monument aux morts juste en face de l'école et la mairie. J'ai 10 ans. Je n'ai pas connu la guerre. Je sais pourtant qu'elle fait du mal, qu'elle démolit tout ,et je dois me taire quand mes parents écoutent les informations à la radio.
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Charpentier Hélène



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MessageSujet: Re: Histoire de mon village   Ven 1 Aoû - 19:20

Je me relis : c'est le mot" proposition" qui est sujet du verbe "obligerait" . Quant à l'oncle, il s'agit d'un oncle paternel. Je n'aime pas faire des erreurs.
Sinon j'ai obtenu une précision sur la fête de la terre. Elle a eu lieu dans un village de l'Aisne département tout proche. Aujourd'hui la vallée de la Marne dont une partie se prolonge dans le département de l'Aisne est devenue essentiellement viticole. Les cultures maraîchères, les arbres fruitiers, tous les espaces ayant droit à être plantés en vignes ont disparu.
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Tonax

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MessageSujet: Re: Histoire de mon village   Ven 1 Aoû - 23:10

Et finalement, ton frère portant le prénom et le nom de ton oncle parternel disparu en 1915, il est revenu d'Algérie ?
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Charpentier Hélène



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MessageSujet: Re: Histoire de mon village   Sam 2 Aoû - 7:22

Oui , il est revenu, après être resté plus d'un an à Mostaganem puis Blida avant de revenir à Compiègne. Totalité du service militaire :28 mois. Mon autre frère , six ans plus jeune, est d'abord allé à Epinal, dans la musique puis a été affecté à la surveillance d'une grande ferme dans la région de Constantine. Il est rentré début septembre 62 après les accords d'Evien, de mars après les rapatriés de juin, en pleine nuit à 4 heures du matin. Toute la famille s'est levée pour boire le champagne , le café et les gâteaux. C'est noté dans mon minuscule agenda.
Cette guerre, elle est à mes côtés depuis 1972. Mon mari , rencontré plus tard, est revenu d'Algérie en avion sanitaire avec un un petit morceau de moelle épinière en moins au niveau de la quatrième vertèbre dorsale, conséquence d'une furonculose à la main non soignée aux antibiotiques. Si on additionne le temps passé en Algérie, le séjour au Val de Grâce et celui de la rééducation aux Invalides, l'absence a duré 5 ans. ( Taper "Les oiseaux du Der", récit arrangé à la fois fictif et réel, sur Google pour en savoir plus.) Nous possédons pas mal de documents sur ce conflit à la maison ,c'est vrai, mais nous avons aussi d'autres centres d'intérêt et de nombreuses occupations. Vivre ce n'est pas ressasser, c'est construire et être tourné vers les autres à mon humble avis. Pour cette raison j'ai exercé mon métier d'enseignante avec passion et je suis bien triste de le voir déconsidéré à ce point. J'espère de tout coeur que cette crise de valeurs va évoluer dans le bon sens. mes deux petits fils aiment leur école et c'est bon signe. Bon ouikend.
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MessageSujet: Re: Histoire de mon village   Sam 2 Aoû - 22:55

Ce n'est pas tant le métier d'enseignant qui est déconsidéré que l'école en général. Et c'est assez compréhensible car comment par exemple peut-on prendre au sérieux une école qui donne le bac à tout le monde ?
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Charpentier Hélène



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MessageSujet: Re: Histoire de mon village   Dim 3 Aoû - 8:21

C'est exact et comme dirait Jean-Paul brighelli, c'est leur offrir des coquilles vides. Pour ma part, j'ai toujours essayé de transmettre des connaissances solides et de d'inculquer le goût de l'effort sans jamais humilier afin que mes élèves puissent s'exprimer, réfléchir par eux-mêmes et construire leur vie en fonction de leurs aptitudes et sans avoir à rougir.
Il paraît que c'est dépassé, voire réactionnaire ce qui me fait doucement rigoler.
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MessageSujet: Re: Histoire de mon village   Dim 3 Aoû - 23:53

Belle expression celle des coquilles vides.
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Charpentier Hélène



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MessageSujet: Re: Histoire de mon village   Mar 5 Aoû - 15:25

Jean- paul Brighelli défend avec énergie une école primaire de qualité devant transmettre des connaissances de base solides qui puissent permettre à tout enfant de s'en sortir. Ce fut le cas - et je sais de quoi je parle pour avoir eu ma chance et en acceptant d'écouter en classe, apprendre mes leçons et faire mes devoirs sans pour autant me sentir malheureuse - mais au fil des réformes et des théories fumeuses, la situation s'est dégradée. Selon lui, désormais, l'enfant de la rue, reste à la rue. J'ai lu deux de ses ouvrages : "La fabrique du crétin "et " A bonne école." Le crétin n'est pas l'élève mais le ou les spécialistes des réformes qui jargonnent, font illusion, s'arrangent pour séduire et n'offrent au bout du compte comme dipômes, que des coquilles vides. Son blog, Bonnet d'âne, propose des fils de discussion étoffés et intéressants mais les témoignages, dont certains reflètent une solide culture et un attachement profond au métier, tournent aux échanges particuliers qui s'écartent du sujet. Il y a une mère d'élèves, vétérinaire,apportant un point de vue différentet c'est très bien, et il y a aussi les espions qui s'avancent masqués et sèment la discorde. Alors là, ce n'est pas le p'tit coin tranquille et le maître de maison intervient. Et voilà moi aussi, me voilà hors -sujet alors que j'avais prévu de rendre compte des années fin 56 à 58. Je reviendrai bientôt.
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Charpentier Hélène



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MessageSujet: Re: Histoire de mon village   Mar 5 Aoû - 18:56

Continuons l'année 56. L'hiver a été très rude comme j'ai dit. Je me souviens très bien de la Marne gelée sur une forte épaisseur. Il n'a pas été possible d'élargir certains chemins comme cela se fait ordinairement en hiver. Les travaux reprennent avec le beau temps et le conseil fait appel aux bonnes volontés pour accélérer les travaux. Des bornes -fontaines devenues inutiles depuis l'adduction d'eau sont vendues à la ferraille. Douze nouvelles demandes de branchement nécessitent une extension du réseau. On installe également de nouvelles bouches à incendie et on achète de nouveaux tuyaux. La vie quotidienne va se moderniser un peu plus avec le projet du tout à l'égoût. La commune prendra en charge les tuyaux et leur pose tandis que les intéressés paieront le terrassement et le rebouchage. La consultation des nourrissons est maintenue car les enfants de 0 à 2 ans sonnt au nombre de 13. Les salaires des employés de la commune( garde-champêtre, cantonnier, femme de ménage et secrétaire de mairie) sont augmentés ainsi que l'indemnité du maire et de l'adjoint. La suite demain.
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Charpentier Hélène



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MessageSujet: Re: Histoire de mon village   Mer 6 Aoû - 7:44

Voici la suite promise.
Le projet d'une société mutualiste complémentaire est présenté et sera proposé aux habitants de la commune. Il convient de penser à s'assurer en prévision des aléas de la vie. Justement les gelées d'avril et mai relèvent des calamités agricoles. La récolte sera à peu pès nulle et des imprimés de demande d'allégements fiscaux sont à réclamer en mairie. Malgré cette épreuve il convient de penser aux soldats effectuant leur service militaire en Algérie pour les opérations de maintien de l'ordre. (Leur solde leur permet tout juste de s'offrir une bière par jour au tarif préférentiel du foyer de la caserne. Le service militaire dépasse les deux ans. Deux ans sans salaire et si le chômage n'existe pratiquement pas, bon nombre d'employeurs refusent d'embaucher les jeunes gens qui ne sont pas dégagés des obligations militaires. Les appelés effectuant leur service en Allemagne sont un peu mieux payés- encore que cela n'aille pas chercher loin- car ils appartiennent aux troupes d'occupation même si les risques sont nettement moindres.) En conséquence les délibérations mentionnent l'envoi de mandats au jour de l'an et au 14 juillet. Le reliquat des bénéfices de la fête patronale du mois d'août leur est attribué.
Voici la rentrée des classes. Un couple d'instituteurs se partage les deux classes et l'on perce une porte de communication entre les deux salles. L'instituteur est beaucoup plus petit que le précédent et est affligé d'une forte claudication consécutive à une tuberculose des os.( Il animera pourtant un Foyer rural de jeunes et d'éducation populaire exceptionnel qui fera l'objet d'un article dans la revue nationale POURQUOI ? de la Ligue de l'enseignement quelques années plus tard.) Les tableaux sont baissés d'environ 50 cm. On achète une une pharmacie de secours pour l'école et on renouvelle quelques fournitures scolaires. Les peintures et quelques travaux d'aménagement seront effectués tant dans l'école que dans le logement de fonction qui ne dispose pas de salle de bain. On installera donc l'eau à l'étage de ce logement et on procédera à la réfection d'une chambre. Le petit théâtre construit entre les deux guerres et séparé de la classe des petits par une cloison repliable va connaître un beau succès plusieurs années de suite pour les fêtes de Noël et nous aurons même droit à une séance de cinéma en 1957 en plus des friandises. ( Chez nous il y aura une petite soeur au 1° janvier 58.)

Ce couple qui restera juqu'en 1968 est officiellement accueilli en mairie avec le nouvel abbé. La commune doit entretenir l'église car c'est un bâtiment communal.Deux piliers, l'horloge et les cordes de la sonnerie des cloches seront réparés.
Enfin les chasseurs sont parvenus à s'entendre et sont autorisés à chasser sur les patis communaux ce qui constitue un petit revenu pour la commune.
( La rentrée scolaire 1958 approche. J'ai 12 ans et je vais pouvoir entrer en sixième au Cours complémentaire du chef lieu de canton tout proche qui vient d'ouvrir ses portes conformément aux directives du ministre de l'époque- un certain Berghoin je crois- qui souhaite un établissement secondaire par canton. Nous sommes 4 filles du village à en profiter et comme il n'y a pas de ramassage nous y allons à bicyclette, bicyclette d'occasion cela va de soi. C'est une aubaine et on nous le fait bien comprendre. Les manuels scolaires et les fournitures sont à la charge des familles. Elles sont gratuites pour les élèves du chef lieu de canton. Nous serons donc soigneuses. )
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Charpentier Hélène



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MessageSujet: Re: Histoire de mon village   Dim 10 Aoû - 14:38

1958 s'achève et les délibérations concernent l'aménagement des deux classes. Il faut remplacer le poêle à bois de la classe des petits et le poêle à mazout de la classe des grands qu'un particulier rachète. La réfection des WC n'est pas oubliée. L'année 1959 se poursuit sous les mêmes auspices. Le nouveau conseil fait réparer la cloche de l'école, refaire la cour, achète des pupitres doubles, six arbres fruitiers en espalier et fait poser des persiennes au logement de l'instituteur.
On aménage une baignade au bord de la Marne, on pose des plaques aux rues dont les noms jusque là étaient simplement inscrits dans la mémoire collective et on essaie de convaincre les habitants de se raccorder au tout à l'égoût pour le confort et la propreté du village. L'année 1959 est bonne et le vin sera millésimé en raison d'un bel été ensoleillé. Il est donc permis d'envisager des dépenses non seulement pour se moderniser ( achat d'un terrain pour une décharge)
mais aussi pour sauvegarder le patrimoine archéologique et artistique ( sic). Ainsi on accorde une subvention à la restauration de la basilique de l'Epine, bijou de l'art gothique flamboyant entre Châlons et Sainte Menehould. Les lauréats du certificats d'études et de l'examen d'entrée en sixième sont toujours récompensés par un dictionnaire et les soldats en Algérie reçoivent toujours les mandats du 14 juillet et du jour de l'an.
En 1960 l'évêque de Châlons vient pour les communions solennelles et dépose une gerbe au monument aux morts. Les Diables bleus, anciens chasseurs de 14-18 gardent un bon souvenir du village et viennent aussi rendre visite. Un habitant, fâché avec presque tout le village, souhaite que ses réclamations soient transmises au Préfet. Le conseil accepte en joignant quelques précisions utiles.
Un autre sujet de préoccupation dont dépend la survie du vignoble de la vallée de la Marne inquiète sérieusement les vignerons. C'est la pollution. Le village ,suffisamment éloigné d'une usine de tréfilerie ne reçoit pas les émanations des fours de plus en plus nombreux de cette usine. Pourtant l'affaire fait grand bruit ( on en parle jusque dans "'écho d'Oran "et le conseil prend une délibération le 4 août 1960, parfaitement construite et argumentée, en 5 points pour défendre la profession.
- Il proteste contre la non-observation des règles d'hygiène publiques,
- demande au Préfet de faire procéder à des expertises au sujet des goûts constatés,
- demande des dispositions transitoires pour l'année 1960 dont les brouillards et les vents ont rabattu les émanations sur plusieurs villages et rendu le vin imbuvable,
-exprime son émotion légitime devant une telle catastrophe et alerte les parlementaires, conseillers généraux et organismes professionnels,
- décide que le maire restera en contact permanent avec l'autorité préfectorale pour que les requêtes soient menées dans les conditions d'objectivité la plus totale.

Je suis arrêtée à cette délibération du 4 août 1960. La mairie est actuellemnt fermée pour congés annuels jusqu'au 28 de ce mois.
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MessageSujet: Re: Histoire de mon village   Lun 11 Aoû - 11:08

C'est impressionnant quand même les petits détails qui ont laissé une trace, comme cet habitant mécontent qui veut que ses réclamations soient transmises au préfet, par exemple. Je ne crois pas que dans une grande ville, ce genre de chose aurait été conservé dans les archives.

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