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 Barbarie sans frontières.

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Charpentier Hélène



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Date d'inscription : 28/01/2008

MessageSujet: Barbarie sans frontières.   Sam 24 Avr - 14:47

Critique rédigée par H. Charpentier il y a environ 5 ou 6 ans pour la revue littéraire régionale " Les Mots du Nau. "Cette revue n'existe plus.



BARBARIE SANS FRONTIERES OU INHUMAINE HUMANITE
Raymond RENARD. Editions Scripta.


L’auteur, Raymond Renard, retraité de l’enseignement, a enseigné l’histoire et la géographie et pose un regard sans complaisance sur toutes les formes de barbarie présentes et passées. L’ouvrage de 215 pages se présente comme une lettre ouverte : Lette ouverte à mes frères aveugles, sourds, égoïstes, cyniques, cupides, inconscients et irresponsables.
Le caractère polémique et revendicatif du genre de la lettre ouverte ( on pense à J’accuse d’ Emile Zola) est donc donné et l’on s’attend à des propos accusateurs et violents. Pourtant cette lettre surprend par l’infinie tendresse qui s’en dégage. Certes, la longue diatribe contre notre monde qui perd la boule dérange fortement mais le texte engagé dans la défense d’une cause saine : un monde plus vivable et plus juste, frappe par son lyrisme. Ce n’est qu’un cri : cri d’amour et de reconnaissance envers les proches qui lui ont permis d’étudier, cri de révolte contre la barbarie, cri d’espoir enfin qui propose des solutions de simple bon sens.
L’auteur s’adresse à ses semblables et leur suggère quelques conseils de sagesse avant de quitter la scène : Comme il me reste un souffle de vie, et en attendant de sombrer définitivement dans le néant, je voudrais rappeler à mes rares lecteurs quelques réalités premières que l’on s’acharne à oublier, et profiter de l’occasion pour exprimer quelques idées qui aideront certains [ … ] à approfondir et mûrir leurs propres réflexions, sur eux-mêmes, sur leur prochain, sur la vie et même l’après vie – pour ceux, du moins, qui y croient.
Les réalités premières sont donc exposées avec clarté en s’appuyant sur des chiffres et des exemples. Elles concernent toutes les formes de barbarie, tout ce qui porte atteinte à la dignité de la personne : fanatisme religieux, intolérance, déliquescence de la famille, la vie dans les prisons, la torture, la peine de mort, la censure, le totalitarisme,les réfugiés, la faim, l’inégalité nord sud, la pollution et ses catastrophes, la corruption de l’économie, de la politique, de la justice ou du sport… la liste est longue de tous les maux qui font oublier que le bonheur est possible. Et le pire de tous, le mal absolu que rien ne peut justifier, demeure la guerre qui tue de plus en plus de civils, coûte cher : si nous savons que la formation d’un soldat coûte quatre vingt fois l’éducation d’un enfant, qu’un bombardier vaut soixante quinze hôpitaux […] et les budgets militaires sont un effroyable gaspillage contraire aux besoins vitaux de l’humanité. L’auteur a souvent recours aux citations : si l’humanité ne renonce pas à la guerre, la guerre mettra fin à l’humanité. (manifeste Russell-Einstein ) et le je de la
lettre ouverte s’efface devant la prise en compte du sort de cette humanité en danger.
Le genre littéraire de la lettre autorise une grande liberté d’expression. On passe de l’information à l’argumentation, de la violence oratoire à l’épanchement pathétique, de la rigueur scientifique à la poésie. Le texte s’ouvre par un Credo pour la paix et se ferme par une prière de Michèle Freud traduite de l’espéranto. Plusieurs poèmes ponctuent la gravité du propos toujours très clair. A propos du racisme par exemple, on s’attarde sur un message anonyme judicieusement placé vers le milieu de l’ouvrage.






Ton Christ est juif.
Ta voiture est japonaise
Ta pizza est italienne
Et ton couscous algérien.
Ta démocratie est grecque
Ton café est brésilien,
Ta montre est suisse,
Ta chemise est indienne,
Ta radio est coréenne,
Tes vacances sont turques,
Tunisiennes ou marocaines,
Tes chiffres sont arabes,
Ton écriture est latine.
Et… tu reproches à ton voisin
d’être un étranger.


Barbarie sans frontières est disponible chez l’auteur : Raymond RENARD 112 rue de Patay 75013 PARIS
(16 euros + port facultatif)

Raymond RENARD a reçu le prix Montaigne en 1984 pour Ces pantins qui nous gouvernent et la mention spéciale du jury 1985 du 15eme Salon international de la Fondation Michel-Ange pour sa Lettre ouverte au peuple gras.
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