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  Les instituteurs de la Belle Epoque.

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Charpentier Hélène



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Date d'inscription : 28/01/2008

MessageSujet: Les instituteurs de la Belle Epoque.   Lun 12 Aoû - 9:22

Cet ouvrage publié en 1973 est l'aboutissement d'une enquête ayant recueilli des milliers de témoigages d'instituteurs et institutrices des années entre 1880 et 1914. Il convient de nuancer l'expression Belle Epoque car les hussards noirs de la République ne roulent pas sur l'or et ils sont sollicités pour de multiples tâches en dehors de la classe. La plupart d'entre eux cependant ne manquent pas d'enthousiasme.
Dans cet ouvrage, j'ai relevé la dictée suivante.

Dictée. La lecture du journal.

Cette dictée figure donc dans l’ouvrage de Jacques Ouzouf : Nous les maîtres d’école. Autobiographies d’instituteurs de la Belle Époque. Gallimard, folio/histoire 1973.

Quand tu lis un journal, aie(es aies) bien présente à l’esprit cette vérité : écrit par les hommes, il est comme les hommes, passionné, ignorant partial, injuste ; comme eux, il est haineux ou envieux, il a la médisance et la calomnie facile. Les rédacteurs sont crédules, prompts à  juger ; leur paresse répugne grandement aux lenteurs de la vérification et de la preuve. Ils aiment l’extraordinaire, le romanesque et le public grand enfant, encourage ces (ses) tendances contraires à l’esprit scientifique. D’autre part, le journal doit paraître à l’heure fixe, et il suffit de voir la hâte, la précipitation fiévreuse d’une salle de rédaction pour perdre toute confiance dans la besogne qui s’y fait ; la vérité demande plus de patience, plus de calme, et ce n’est pas au milieu de huit coups de téléphone, de l’agitation, des bousculades qu’on travaille à l’Institut Pasteur.
Lis donc ton journal en homme libre ; ne t’en laisse imposer par personne ; garde intact le tranchant de ton esprit critique. Lis avec défiance ce qui, visiblement flatte notre sensualité, nos instincts violents et haineux, aie (aies) le dégoût des journaux et des livres qui tendent à nous faire rétrograder vers l’animalité et dont les rédacteurs sont des hommes attardés restés à mi-chemin de leur développement.

L’élève a indiqué : 3 fautes. L’erreur orthographique est mentionnée entre parenthèses. L’erreur de conjugaison de l’impératif présent à la seconde personne du singulier est présente deux fois. Si cette erreur est comptée deux fois, l’élève aura  6 points en moins et aura 4 sur 10.
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