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 Faust de Goethe à Gounod.

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Charpentier Hélène



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MessageSujet: Faust de Goethe à Gounod.   Jeu 15 Jan - 18:10

Voici la conférence à deux voix donnée ce matin aux retrouvailles de l'AMOPA-Marne.
J'essaierai de joindre les extraits choisis sur youtube.

Faust : réalité, légende, littérature et musique.

Retrouvailles AMOPA-Marne 15 janvier 2015.

Faust : réalité et mythe littéraire.

Pour résumer la Faust d’une formule lapidaire, c’est la légende d’un célèbre magicien allemand qui vendit son âme au diable. Mais cette formule ne rend que très superficiellement compte de la complexité du personnage
Le réformateur Melanchthon qui avait connu Faust en personne l'appela brute monstrueuse " repaire de tous les démons ". Faust est donc un personnage qui a réellement existé. Né aux environs de 1480, il étudia probablement à Cracovie les sciences magiques ; bientôt il se fit beaucoup de bruit au sujet cet homme qui fait ou se prétend capable de faire des miracles, que l'on exagérait, et qui lui attiraient une foule de gens crédules quand il passait dans les villes et les villages d'Allemagne, de Hollande, et même, croit-on, de Suisse et d'Italie.
A une époque où la foi en la magie régnait souverainement, la légende s'empara bientôt de sa vie aventureuse et de ses exploits miraculeux, légende alimentée au XVIe siècle, par les luttes religieuses entre catholiques et luthériens, qui se rejetèrent les uns sur les autres la faute d'avoir corrompu l'âme de Faust.

En 1587, fut publiée à Francfort-sur-le-Main l'Histoire du docteur Johann Faust….œuvre d'un luthérien anonyme, où apparaît déjà le thème du pacte avec le Diable, suivi d'une tentative de conversion, puis d'un solennel avertissement ", et enfin, à l'échéance du pacte, de la fin tragique du personnage condamné aux peines de l'enfer.
Vers la fin du XVIe siècle, la légende de Faust est déjà connue également en Angleterre, où, au début du siècle suivant, Marlowe composa sa Tragique histoire du docteur Faust (1601).
Dans cette œuvre, la figure du protagoniste est présentée sous un jour tout à fait nouveau : " Faust n'est plus courbé sous le poids de la " défense théologique " du Moyen Age, mais animé de cet esprit de rébellion qui domine la pensée de la Renaissance et qui, contre tout dogme, exalte les droits de la raison. Il n'est plus le vulgaire charlatan du XVIe siècle, mais plutôt le titan vigilant qui célèbre la magie de la vie sans se soucier d'éloigner de lui la terreur du châtiment. Bientôt pourtant cette étincelle d'esprit titanesque s'éteint et, arrivé au terme de sa vie, Faust invoque lui aussi le Christ, et le prie de sauver son " âme angoissée ".

Par la suite, jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, la figure de Faust dégénère il n'y a plus de place pour un Faust tragique, car le héros de la légende est devenu l'objet d'innombrables spectacles de marionnettes (Faust Puppenspiele).
Au cours de la seconde moitié du XVIIIe siècle, Faust sort des baraques de marionnettes et, dans un fragment de Lessing (vers 1759) nous trouvons la première idée de son salut, qui ne devait pas cependant être la récompense accordée par Dieu à un pêcheur repenti, mais plus exactement le fruit d'un tour joué par le Ciel aux puissances infernales. Bien que la soif de connaissance du docteur l'ait fait outrepasser les limites permises, " Dieu ne peut avoir donné à l'homme le plus noble de ses instincts pour le rendre ensuite éternellement malheureux ".

A l'époque du Sturm und Drang, dans deux fragments de tragédie de Friedrich Muller (1778) reparaît l'aspect titanesque du personnage présenté comme un élan désordonné d'activité destructrice.
Enfin, le génie de Goethe, en représentant l'ancienne légende d'abord dans l'Urfaust (1773-75), puis dans la rédaction définitive de la première partie de son poème dramatique (1808) et enfin dans son œuvre achevée peu de temps avant sa mort (1832), crée la plus fameuse version du personnage.
D’autres écrivains ont été inspirés par Faust., Paul Valery et son Mon Faust, Thomas Mann et son Doctor Faustus. Et enfin citons le film de René Clair : La beauté du diable.
Ce que Goethe en fit :
Faust, un vieux savant aspire à une connaissance directe du réel, sans l’entremise du savoir universitaire. Faust y est présenté comme un homme admiré par le peuple pour sa sagesse, épris de connaissance profonde, vivante, transcendante. Accablé par l'insignifiance de son savoir et désespérant de ne rien découvrir qui puisse le satisfaire, il signe un pacte avec Méphistophélès. Celui-ci doit l'initier aux jouissances terrestres et le servir fidèlement dans ce monde. En échange de cela, Faust s'engage à lui livrer son âme dès qu'il ira dans l'autre monde, au lieu de chercher sans trêve de nouvelles jouissances, il dira paresseusement à l'instant qui passe « Arrête-toi, tu es si beau ! Verweile, du bist so schön ». Cette pièce se rattache au courant Sturm und Drang.
Les différents moments de la pièce.
1. La nuit, Faust, l’Esprit de la terre : dans le « prologue « il pose la question obsédante du salut de l’âme. Dans ce même prologue Méphistophélès demande au seigneur : « Donnez-moi licence de le pervertir ».Dieu, qui contemple avec admiration les efforts de l’homme pour se dépasser accorde à Mé.de tenter Faust, car il a confiance en lui : « Fais en ton affaire ». La nuit, dans une « chambre gothique », (Diapo 33) F. qui a étudié toutes les sciences pour assouvir son ardent besoin de savoir, déplore la vanité de toute science poussiéreuse .Faust se consacre alors à la magie dans l’espoir de pénétrer le mystère des choses.
2. Aux portes de la ville : la promenade de Pâques (Diapo 34): Parmi les promeneurs, Faust en compagnie de son valet Wagner, apprécie le printemps, les danses paysannes, mais il rêve d’autres cieux, d’autres esprits. Il sent en lui une « autre âme » à la recherche de l’insaisissable, de l’irrationnel ; Un caniche –Pudel- (barbet) noir tourne autour de lui.
3. le cabinet d’études : la scène du caniche.
4. Le pacte avec le diable (Diapo 35): revenu dans son laboratoire, il s’adonne à l’étude de l’Ancien Testament. Il veut traduire Saint Jean en allemand, mais il hésite sur le premier verset. Dérangé par le pudel (caniche, barbet) il l’exorcise et Mephistophélès apparaît alors en étudiant, comme « esprit négateur ». Il propose alors un pacte au savant : il le servira sur terre, mais dans l’au-delà ce sera le contraire. Faust accepte car il est persuadé que le démon ne pourra jamais satisfaire ses aspirations. Il veut jouir de la vie sans limites : l’or, le jeu, les femmes, la gloire. Il est très sûr de son affaire, Méphistophélès ne pourra jamais lui offrir la jouissance à satiété : (Diapo 36) « Et quand je dirai à l’instant : « Reste donc, tu es si beau », alors du pourra me charger de tes chaines, alors je consentirai à me perdre. »
5. La Taverne d’Auerbach de Leipzig (Diapo 37): après ce pacte peut commencer le voyage à travers une vie agitée. Méphistophélès cherche à satisfaire Faust par le plaisir des sens ; C’est la scène de la taverne d’Auerbach où les étudiants chantent et boivent plus que de raison. N’oublions pas que Goethe a été étudiant à Leipzig, où il a mené une vie assez dissolue.
6. La cuisine de la sorcière /Die Hexenküche A califourchon sur un tonneau de vin ils se dirigent vers la cuisine de la sorcière où Faust retrouvera la jeunesse, afin d’affronter l’expérience des sens. Faust voit dans un miroir une image féminine qui lui donne le vertige, signe annonciateur de la rencontre avec Marguerite (Gretchen)
7. Dans une rue (Diapo 38) Faust rencontre Marguerite, une pure et délicieuse jeune fille et demande au diable de l’aider à la conquérir Pour cela il utilisera la ruse : au crépuscule, ils pénètrent dans la chambre de Marguerite et Méphistophélès y dépose des bijoux (Diapo 39), avec le secret espoir que Marguerite en perdra la tête. Elle les découvre et s’en pare avec ravissement (Diapo 40).
8. Dans le jardin de la voisine Marguerite raconte sa vie simple à Faust qui lui parle d’amour
9. Plus tard dans la chambre de Marguerite, celle-ci chante son trouble. Elle avoue à Faust sa répulsion pour Méphistophélès, puis accepte de le recevoir la nuit suivante, à la grande joie du diable
10. A la fontaine, Marguerite entend les commérages sur les filles séduites. Le soir son frère Valentin déplore le déshonneur de la famille, mais se fait tuer en duel par Faust et meurt en maudissant sa sœur.
11. Méphisto a emmené Faust dans le Harz pour assister à la nuit de Walpurgis (Diapo 41): c’est le règne des feux follets, des sorcières et de toutes sortes de silhouettes plus ou moins effrayantes. Faust danse avec une sorcière, mais voit surgir l’image de Marguerite comme morte.
12. Par un jour sombre Faust reproche à Méphisto de lui avoir caché le malheur de Marguerite, infanticide (de la liaison avec Faust elle a eu un enfant qu’elle a supprimé car c’était l’enfant du péché. Elle est emprisonnée et ils partent la délivrer.
13. Dans le cachot Marguerite est devenue folle et prend Faust pour un bourreau, puis le reconnaît à sa voix, mais elle refuse de fuir avec lui ; Quand Méphisto survient, elle repousse Faust et s’abandonne à Dieu (Diapo 42)
Jean-Marie Mailfait. Professeur honoraire d'allemand.

Faust de Goethe à Gounod.

L'un et l'autre ressemblent plus ou moins à Faust animés par la soif de connaissances, l'attirance pour une vie exubérante propre à la jeunesse contrebalancée par une soif de pureté et d'absolu.

Gounod vient après Goethe .Il naît dans une France qui a connu la tourmente révolutionnaire. Il grandit sous la Restauration et le Second empire, époque qui reconstruit les églises et où la pratique religieuse connaît un réel regain.
Il envisage de devenir prêtre, entreprend des études de théologie, écoute les sermons de Lacordaire a l'autorisation de porter l'habit ecclésiastique et il signera même par un temps abbé Gounod.

Néanmoins ce goût pour la théologie ne parvient pas à étouffer sa passion pour la musique et pour le théâtre.
Rien d'étonnant à ce que son œuvre de compositeur soit composée de nombreuses pièces religieuses dont La marche pontificale en 1869 qui est l'hymne officiel du Vatican, et de diverses pièces très connues des chorales. La Messe à Sainte Jeanne d'Arc a été composée pour l'érection de la statue du pape Urbain II à Châtillon sur Marne .Il a dirigé cette messe à la cathédrale de Reims le 24 juillet 1887 au moment où la statue était officiellement et somptueusement inaugurée sur la motte médiévale. Il est également resté célèbre en particulier pour deux opéras : Roméo et Juliette et surtout Faust qui concilie théâtre et prière religieuse. Certains airs sont des appels à Dieu, en particulier l'air final où Satan est vaincu et Marguerite sauvée.

Il convient de s'arrêter un moment sur Faust, l'opéra qui l'a rendu si célèbre.
- découverte enthousiaste de Faust de Goethe en 1838
- rencontre Jules Barbier pour le livret et Léon Carvalho directeur de théâtre en 1845 : naissance du projet.
- première représentation 1859 et le succès ne se dément pas : succès international, premier opéra représenté au Metropolitan opéra de New-York, et représenté plus de 2358 fois à l’opéra Garnier sans parler des théâtres de villes de province ou des chorégies d’Orange.


Les raisons possibles du succès dans le temps et l’espace.


Faust inaugure un genre nouveau dans l'histoire de l’opéra : le drame lyrique, plus intimiste que Massenet, son élève, reprendra avec Werther par exemple.

L'histoire est simple et reste fidèle au texte de Goethe que Gounod admirait, et satisfait en même temps aux convictions de Gounod, lui aussi très cultivé et déchiré entre : - la méditation ( acte 1), la joie de vivre de la jeunesse ( acte 2), - l'attirance pour l'autre sexe ( acte 3),- le déshonneur pour la femme. Marguerite est maudite par son frère représentant l’autorité et la morale sociale(acte 4) - la rédemption par la foi en Dieu et le refus de Satan. (acte 5)

L'enchaînement des actes, des scènes et des airs dans des lieux différents est rapide. Le spectacle est long mais le spectateur n'a pas le temps de souffler.
Il est surtout varié pour ne pas dire contrasté puisque par exemple de l'acte 1 très méditatif dans le cabinet du vieux docteur, on passe aussitôt à la kermesse endiablée de l'acte 2 avec le ballet du veau d'or. Pour résumer, la bigarrure très structurée de cet opéra est celle de la vie.
Voici donc les morceaux choisis pour l'audition d'après un enregistrement de 1959, distribué par EMI

Audition des extraits.

Extrait 1, Acte 2 : L'air de Valentin qui part à la guerre et demande à ses amis de protéger sa sœur Marguerite. Avant de quitter ces lieux, par le baryton Ernest Blanc. Valentin, frère de Marguerite, part à la guerre protégé par la médaille de sa sœur qu'il confie à Siebel, ami fidèle et amoureux silencieux. 2mn 56

Extrait 2. Acte 2 : Le veau d'or est toujours debout chant et danses dans la taverne. Méphistophélès est interprété par la basse Boris Christoff et accompagné par les chœurs. 2 mn 02.
Passage court que le compositeur a remanié une douzaine de fois.

Extrait 3.Acte 3. : Salut, demeure chaste et pure. Déclaration d'amour de Faust à Marguerite. Faust est interprété par le ténor Nicolai Gedda. Faust déclare son amour à Marguerite. Nicola Gedda est un ténor suédois. 5mn 34 ; on peut couper à 3mn.

Extrait 4. Acte 3 : Air des bijoux. Marguerite est la soprano Victoria de Los Angeles. Marguerite découvre le modeste bouquet de Siebel bien vite oublié par le coffret de bijoux. Victoria de Los Angelès, soprano espagnole colorature est également soprano lyrique. 5 mn 06.

Extrait 5. Acte 3 : Ô nuit d'amour. Duo d'amour de Marguerite et Faust. Faust déclare son amour à Marguerite. Nicola Gedda est un ténor suédois. Marguerite et Faust se déclarent leur amour. Satan n'avait pas prévu que Faust et Marguerite s'aimeraient vraiment. 5 mn 06 ; on peut couper à 3mn 50.

Extrait 6. Acte 4. : Gloire immortelle de nos aïeux. Chœur des soldats accompagnant Valentin qui revient de guerre. 3 mn 17. On peut arrêter à 2mn 45. Valentin revient de guerre et va demander à Siebel des nouvelles de sa sœur. Valentin est accompagné par le chœur des soldats victorieux. Apprenant que sa sœur a déshonoré la famille, il va jeter la sainte médaille protectrice qu'elle lui avait donnée, et n'étant plus protégé, sera tué en duel par Faust, aidé par Méphistophélès.

Extrait 7. Acte 5. : Scène finale de la rédemption de Marguerite : Alerte, alerte ou vous êtes perdus... Anges purs ! Elle rassemble les trois personnages principaux : Faust, Méphistophélès et Marguerite. 2 mn 45.
Faust accompagné de Méphistophélès va retrouver Marguerite pour la convaincre de le suivre mais elle résiste, implore le pardon de Dieu et est sauvée par les anges. Faust reste avec Satan.
Hélène Charpentier.
Extraits de youtube.

http://youtu.be/muy6DtnZ2Xg
Sur la scène de l'opéra Bastille, ça bouge.
http://youtu.be/aLzqeZbv5WY
Avec Ruggero Raimondi, ça bouge aussi.
http://youtu.be/x66TYd9nAMI
Valentin, frère de Marguerite, part à la guerre protégé par la médaille de sa sœur qu'il confie à Siebel, ami fidèle et amoureux silencieux.
http://youtu.be/dNfxNfzH9bs
Faust déclare son amour à Marguerite. Nicola Gedda est un ténor suédois.
http://youtu.be/lB8UMKZWnGo
Marguerite découvre le modeste bouquet de Siebel bien vite oublié par le coffret de bijoux. Maria de Los Angelès, soprano espagnole colorature est également soprano lyrique.
http://youtu.be/isfR22SOJqY
Marguerite et Faust se déclarent leur amour. Je n'ai pas trouvé l'extrait de mon CD sur youtube. En voici un autre. Satan n'avait pas prévu que Faust et Marguerite s'aimeraient vraiment.( Tiens, on a déjà cette idée là dans Le Diable amoureux de Cazotte ! C'est vrai, Goethe avait lu Cazotte !)
http://youtu.be/iWeymb9HcXQ
Valentin revient de guerre et va demander à Siebel des nouvelles de sa soeur. Valentin est accompagné par le choeur des soldats victorieux. Apprenant que sa soeur a déshonoré la famille, il va jeter la sainte médaille protectrice qu'elle lui avait donnée, et n'étant plus protégé, sera tué en duel par Faust,aidé par Méphistophélès.( Tiens, sauf erreur, dans un autre opéra de Gounod, Roméo tue le frère de Juliette ! )
http://youtu.be/XI0nJG6iofk
Scène finale dans la prison où Faust va retrouver Marguerite pour la convaincre de le suivre mais elle résiste, implore le pardon de Dieu et est sauvée par les anges radi-yeux. Faus reste avec Satan. Dans cet extrait nous n'avons pas la basse Boris Christoff et le ténor Nicolaï Gedda, mais nous retrouvons Maria de Los Angelès.
http://youtu.be/XI0nJG6iofk
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Il y a un extrait très impressionnant qui ne figure pas dans mon CD mais qui tient le spectateur en éveil, c'est celui du ballet de la nuit de Walpurgis. Il vaut mieux le voir pour apprécier. Il contraste avec le ballet de la brise légère de l'acte 2 où apparaît Marguerite pour la première fois. Ici dans le royaume de Satan elle apparaît à Faust sous la forme d'une vision. Il la voit en prison, condamnée pour avoir tué son enfant et ayant perdu la raison. Faust demande à Méphistophélès de le conduire près d'elle pour la convaincre de se joindre à eux mais Marguerite choisit Dieu et non Faust et Satan.
http://youtu.be/Wm7Jd1DB3wQ
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