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 Anne Rice

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Marie-Ange
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MessageSujet: Anne Rice   Jeu 30 Aoû - 9:32

Le Sortilège de Babylone

Ah, en voilà une histoire capable de me retourner... après plusieurs livres qui m'ont plue mais sans me captiver plus que cela, ça fait du bien, je me dis «ça va, j'suis pas blasée» au cas où j'en aurais douté.
Le sortilège de Babylone est construit comme Entretien avec un vampire, né de la main d'Anne Rice également. Dans Entretien avec un vampire, un vampire raconte sa vie à un journaliste, ici c'est un fantôme qui se confie à un archéologue. Je pourrais faire la mauvaise langue et dire que Rice a repris les bases d'un roman qui a bien marché, modifié un peu et refait un nouveau livre... mais je n'ai pas envi de le faire, parce que je n'ai pas eu la sensation de lire une copie, un double, du déjà vu ; parce que ce livre m'a beaucoup plu et que je l'ai même préféré à son prédécesseur, sans doute parce que je préfère les histoires de fantômes aux histoires de vampires.
C'est une histoire dure, sombre mais pas violente dans le sens où l'on n'a pas de description de boucherie comme on en voit de plus en plus. Comme je l'ai dit dans un autre sujet, la violence est devenue monnaie courante, et il semble que ce soit devenu presque impossible de passer à côté, il y a de la violence même dans les histoires qui s'en passeraient sans problème. Et là, dans Le sortilège, on s'en passe, en fait, on n'a pas besoin de descriptions très poussées, on arrive sans problème à imaginer ce qu'on préférerait autant ne pas imaginer, mais son évocation fait partie tout de même de l'histoire, ce fantôme en a bavé autant de son vivant que de sa mort, la violence - même juste annoncée mais pas décrite - fait partie intégrante de l'histoire. Par contre, le sexe, ça aussi semble être une chose dont on ne peut se passer, sexe et violence semblent être liés, et bien là aussi, on n'y coupe pas, et l'histoire s'en passerait très bien. Franchement le fantôme qui s'envoie en l'air, était-ce indispensable ? ça m'énerve ce besoin de violence et de sexe à tout va ! [...] instant pour me calmer [...]
C'est une histoire assez complexe, pas toujours évidente, il faut parfois s'accrocher, mais les pièces se mettent en place et on comprend, on comprend ce qui arrive au personnage principal, mais aussi à ceux qui l'entourent et même au-delà, on arrive à comprendre ce qui a pu se passer dans les temples des civilisations passées... je ne sais pas si ce qu'avance Anne Rice est vrai, je n'ai même pas cherché à aller vérifier, mais d'ailleurs le sait-on vraiment ce qui se passait dans les temples ? (c'est le genre de chose que je dis souvent je crois lol) mais ma fois je ne serais pas étonnée que cela se soit produit ainsi. Je ne sais donc pas si Anne Rice a repris des informations venant d'archéologues ou si elle a écrit sa version (sans vouloir forcément offrir son point de vu et ses explications au sujet des pratiques religieuses des grandes civilisations passées, des magouilles et bidouillages des prêtres), mais une version très très réaliste et plausible. Bon, je sais, c'est pas forcément clair pour quelqu'un qui n'a pas lu le livre, mais je ne peux malheureusement pas être plus précise. Ce qui est arrivé à Azriel est un morceau trop important du livre pour que je puisse le dévoiler sans risquer de gâcher la lecture de celui ou celle qui sera tenté de lire Le sortilège de Babylone.

Pour l'histoire elle-même : Azriel est né à Babylone au temps de sa splendeur dans une famille riche. Ses ancêtres, hébreux, ont été déportés de Jérusalem à Babylone et les siens rêvent d'y retourner et d'y reconstruire le temple de leur dieu ; l'éternelle histoire. Un jour, la possibilité de retourner chez eux est offerte aux hébreux, en échange, Azriel doit se sacrifier. Mais a-t-il la possibilité de choisir ? Pas vraiment, s'il ne le fait pas, il mourra quand même et les siens resteront à Babylone. Alors Azriel accepte de mourir. Malheureusement pour lui, il n'aura pas le droit au repos, d'autres ont décidé d'un autre sort pour lui, d'autres ont décidé de créer le Serviteur des ossements. Le Serviteur des ossements est un esprit supérieur aux autres, très puissant, créé à partir un humain qui meurt dans d'atroces souffrances (plongé vivant dans un chaudron d'or bouillant et qui boue jusqu'à ce qu'il ne reste que les os imprégné d'or au point qu'ils semblent en être faits), son âme reste alors bloquée dans ses os et celui possède les os possède le Serviteur des ossements qui obéira au moindre des désirs de son maître. Mais voilà, celui qui devient le serviteur des ossements doit avoir choisi de le devenir, cela doit être une personne qui aime faire le mal et qui souhaite la vie éternelle pour faire le mal en échange de son obéissance totale. Ce n'est pas le cas d'Azriel, il n'a pas choisi, il n'était pas mauvais de son vivant et n'aspirait qu'à la mort qu'il avait accepté pas à une éternité de souffrance et d'obéissance. Azriel, le serviteur des ossements, n'est pas conforme à ce qu'il doit être, c'est un esprit rebelle, capable à la fois d'aimer et de haïr, de faire le bien autant que le mal, un esprit pas totalement contrôlable, qui sert son maître si tel est son bon plaisir ou le tue s'il ne l'aime pas. Et ceci va durer pendant 2000 ans, jusqu'à ce qu'Azriel arrive à New-York au XXème siècle. Là, il y a un problème : Azriel ne sait pas qui l'a appelé mais il sent qu'il doit trouver la réponse rapidement car le seul impératif n'est pas sa curiosité mais aussi son avenir : s'il veut retourner se reposer dans les ossements où il peut tout oublier, il doit savoir qui l'a appelé et pourquoi et il doit le faire rapidement car il sent que quelque chose se produit en lui, il perd de ses pouvoirs, certaines choses qui lui étaient si facile, comme prendre l'apparence de son choix, lui échappent de plus en plus... Il ressent aussi le besoin de se confier, et choisi un archéologue bien précis pour le faire. Il pense que parler de lui l'aidera à trouver les réponses dont il a besoin.

Je dois dire que ce n'est pas le genre de récit qu'on lit tous les jours, je tire mon chapeau à l'auteur qui nous fait voyager dans le temps et l'Histoire avec ce récit à mettre dans le genre Fantastique.

Il faut ajouter encore que l'histoire se découpe en 4 parties ; en chaque début de partie se trouve un poème écrit par Stan Rice, le mari d'Anne. Je ne sais pas si les poèmes ont été écris exprès pour le livre, si ce n'est pas le cas, ils ont été très bien choisis car en parfait accord avec le texte... et s'ils n'ont pas été écris juste pour le livre, alors je ne suis pas certaine d'avoir très envi de lire un recueil de poème de Stan Rice parce que le moins qu'on puisse dire c'est que les poèmes que l'on peut lire dans Le sortilège de Babylone sont très spéciaux.... brrrbrrr.


Voilà, comme d'hab, j'ai peut-être pas fait un résumé génial... je vous invite donc à lire le livre si j'ai tout de même réussi à titiller votre curiosité afin de pouvoir juger par vous même (non, je ne touche toujours pas d'argent pour promouvoir un livre - j'ai déjà dû dire ça quelque part lol).

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MessageSujet: Re: Anne Rice   Mer 5 Mai - 8:26

L'heure de l'ange

Déguisé ou non, il est du genre passe-partout. On l'appelle Lucky le renard, mais ce n'est pas son vrai nom, et il en a d'autres.
Enfant, il voulait se faire religieux, puis musicien, il a fini tueur.
Il aime aller dans les monastères, les églises. Il ne croit plus en Dieu, mais dans ces endroits, il parle à celui qui n'existe pas pour lui reprocher de ne pas écouter, de ne pas répondre.
Il aime jouer du luth.
Il a une belle collection de livres, sur la religion, la sorcellerie, l'Histoire, Moyen-Âge, Rome antique....
Son endroit préféré est un hôtel fait sur le modèle d'un monastère et particulièrement sa chambre nuptiale pour son décor. C'est son petit paradis personnel, celui où il existe à visage découvert.
Il travaille pour celui qu'il appelle l'Homme Juste (mais qui n'est pas très honnête).
Un jour l'Homme Juste lui demande de tuer quelqu'un dans la chambre nuptiale de son hôtel favoris. Lucky obéit car il obéit toujours mais il sait que c'est le crime de trop car son petit paradis est maintenant souillé. Lui apparait alors un ange, envoyé par celui qui n'existe pas, qui lui dit que s'il veut sa rédemption, il faut qu'il fasse quelque chose pour lui et celui qui n'existe pas... En bref, que ce soit l'un ou l'autre c'est "Lucky fait ce qu'on te dit c'est pour ton bien"... ça me rappelle ce que j'ai vécu, rrr... Et Lucky, comme un abruti - je peux le dire pour l'avoir été - fonce toujours....

Le livre se partage en plusieurs parties : celle où l'on fait connaissance avec Lucky et avec l'ange, celle où l'on découvre le parcours de Lucky - qui dès son plus jeune âge a été un gentil toutou très mal récompensé ; il est d'ailleurs devenu tueur pour faire plaisir à un employeur qui s'est empressé de le vendre à l'Homme Juste comme tueur à gage, patron qui avec l'argent s'est fait la malle, oubliant totalement l'existance de Lucky -, puis Lucky part en mission - pour sa rédemption, oui tu parles, pour servir un autre profiteur -, il se retrouve à Londres au Moyen-Âge où il doit sauver une famille juive. Ce qu'il a appris dans sa vie de tueur et dans ses livres en font le candidat idéal pour cela.

J'aime bien ce que fait Anne Rice mais je remarque une constante à la longue : le personnage central est toujours une andouille qui se fait "baiser la gueule" pour son bien soit disant mais surtout pour le bien-être de ceux qui en profitent. Pour avoir été à cette place (mais heureusement je n'ai pas été bouilli dans de l'or comme le perso du Sortilège de Babylone, ne suis pas devenue vampire comme dans Entretien avec un vampire, ni me suis faite tueuse comme Lucky), les mauvais souvenirs qui vont avec me font aujourd'hui bien râler sur ce genre de situation et je vais finir par m'énerver sur ses livres... je pense donc que si la constante reste et qu'au prochain c'est encore le même genre, bien qu'aimant les livres d'Anne Rice, par la suite je tâcherais de m'abstenir de les lire.
Evidemment, je n'en ai présenté que deux, touché un mot sur Entretien avec un vampire, mais j'en ai lu d'autres avant le fameux Sortilège de Babylone... autres que je n'avais pas présenté, c'était avant ce forum

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